Or, depuis qu’il ne va plus à la garderie, je vis quelques « downs » lorsqu’il ne m’obéit pas et qu’il fait ses crises. D’autant plus que nous traversons une étape difficile dans la famille et que l’histoire de mon navire n’est malheureusement pas terminée… J’ai toujours cette personne toxique autour de moi et sur mon navire, ce qui me fait revivre des émotions dont j’aimerais ne plus ressentir.
Je réalise que je dois me donner du temps pour établir une routine et surtout être plus patiente en tentant de laisser mes émotions négatives hors de moi le temps que la situation se règle ou se rétablisse sur le navire. Toutefois, vivant quotidiennement avec ce qu’il se passe autour de moi, c’est difficile pour moi d’y faire abstraction et de poursuivre ma vie comme si de rien n’était – comme certaines personnes bien intentionnées proche de moi tentent de me faire comprendre…
Alors je vis chaque journée intensément et je me couche le soir épuisé afin de m’endormir le plus rapidement possible sans avoir le temps de réfléchir aux choses dont je ne veux pas penser en dormant. Et surtout, je regarde mes enfants et je réalise la chance que j’ai de les avoir près de moi durant cette période plus difficile.
Petit Ange m’a même dit aujourd’hui lorsque j’ai pleuré : « Maman perd son sel ? » Je l’ai pris dans mes bras et je lui ai fait un gros câlin pour le remercier d’être là pour moi… Et je lui ai répondu : « Non, maman n’a plus de sel… »


